La vie fiscale des Algorithmes 9 / Tax life of Algorithms 9

La vie fiscale des Algorithmes / 9. L’algorithme fiscal : un séducteur hors pair. On sait la fiscalité sous emprise croissante des algorithmes (https://www.linkedin.com/pulse/intelligence-artificielle-et-fiscalite-eloge-du-fiscal-alain-legendre/ , par ex.). Mais connaît-t-on bien l’emprise, ou plutôt le pouvoir de fascination de l’algorithme fiscal sur l’humain ? Les manifestations sournoises de ce phénomène ne manquent pas, spécialement dans le domaine du contentieux fiscal où les premiers soins, décisifs, sont souvent administrés, mais de façon rarement avouée, sous perfusion d’algorithmes - souvent « biaisés », tant par les conseils que par les magistrats, au nom de Sainte Rentabilité. Sans doute ne devrait-on pas prendre à la légère cet avertissement du fameux Kasparov, champion humain du jeu de contentieux que l’on sait : 

« Les machines sont meilleures que nous car elles ne font pas d’erreurs. Mais ce qu’on attend d’un humain, ce n’est pas cela, c’est de l’imagination, des émotions, de la conscience. Les ordinateurs ne décident de rien, ce sont ceux qui les utilisent qui prennent les mauvaises décisions. Le danger qui nous attend, ce n’est pas que les machines nous remplacent, c’est que nous nous mettions à réfléchir comme elles. Mécaniquement. » (Le Monde 4/5 juillet 2021).

The tax life of Algorithms / 9. Tax algorithms entice us effortlessly into their web with no resistance. We are indeed aware of the growing dominance of algorithms in taxation matters https://www.linkedin.com/pulse/artificial-intelligence-taxation-praise-tax-alain-legendre/ but do we realize the extent of the grip tax algorithms have on us, or rather why or how they fascinate us so much? There is ample sneaky evidence of this phenomenon at play, especially in the field of tax litigation, where initial and decisive assistance is often drip fed to us, though never admitted to, by algorithms which are often "biased" towards both tax advisors and judges, in the name of Holy Profitability. Perhaps we should take heed of this cautionary remark by the famous Kasparov, the greatest human champion of that adversarial game: 

 "Machines are better than us because they don't make mistakes. But this isn't what we expect from a human being. We also want imagination, emotions, and conscience. Computers don't decide anything, it's their human operators who make bad decisions. The threat facing us from machines is not that they'll replace us, but that we may start thinking like them, i.e., like zombies." (Free translation of an article published in Le Monde July 4/5, 2021).